décembre 16, 2019
william hill fusion

Amaya et William Hill Mull annoncent une possible fusion

Il semble qu’une autre méga-fusion puisse avoir lieu au sein de l’industrie du jeu, formant ainsi un géant international des jeux et paris sportifs en ligne.

Reuters a rapporté vendredi que l’opérateur canadien de jeux de hasard et fournisseur de technologie Amaya et le grand bookmaker britannique William Hill étaient en pourparlers au sujet d’une potentielle fusion.

L’information a été confirmée par les deux sociétés dans une déclaration conjointe publiée plus tard dans la journée et relayée en live sur twitch par Parklane Casino.

Selon la déclaration, William Hill a cherché des moyens d’améliorer la diversité de son offre de produits en développant à la fois ses activités en ligne et à l’internationale. Les deux sociétés de jeu ont souligné qu’il y avait des pourparlers de fusion en cours, mais qu’ils n’aboutiraient pas nécessairement à la conclusion d’une transaction. Toutefois, si les deux parties s’entendent sur un accord, on s’attend à ce qu’elles regroupent leurs activités dans le cadre d’une fusion à parts égales.

En février dernier, David Baazov, qui était alors chef de la direction d’Amaya, a annoncé qu’il prévoyait d’acheter l’entreprise pour 2,3 milliards de dollars canadiens ou 21 dollars canadiens par action, la rendant ainsi privée. Une réunion du conseil d’administration a ensuite été formé pour examiner l’offre ainsi que les propositions des autres parties.

En mars, M. Baazov a fait face à des accusations de délits d’initiés par l’Autorité des marchés financiers du Québec relativement à l’opération de 4,9 milliards de dollars visant à l’acquisition de The Rational Group, propriétaire de PokerStars et de Full Tilt Poker. La transaction a été finalisée en 2014. Suite à ces accusations, il a pris un congé payé d’une durée indéterminée de son poste de PDG d’Amaya. Début août, M. Baazov a démissionné de son poste et Rafi Ashkenazi lui a succédé. Selon des sources anonymes, il n’avait plus les fonds nécessaires pour retirer le géant canadien du jeu de la bourse.

Il a également été rapporté vendredi que GVC Holdings, opérateur de jeux d’argent basé sur l’île de Man et fournisseur B2B de GVC Holdings, faisait également partie des prétendants qui tournaient autour d’Amaya.

Toutefois, l’entreprise n’a pas encore confirmé l’intérêt qu’elle porte à son homologue canadien. GVC Holdings a acquis l’opérateur de jeux d’argent bwin.party plus tôt cette année et s’est depuis concentré sur l’intégration des marques nouvellement ajoutées dans ses propres opérations.

Si William Hill et Amaya fusionnent ensemble, il en résultera certainement un nouveau grand joueur sur le marché. L’opérateur de jeux d’argent basé au Royaume-Uni a cherché des moyens d’améliorer et de diversifier ses activités numériques après avoir publié un avertissement sur son niveau de bénéfices en mars, notant qu’il générerait des bénéfices inférieurs aux prévisions cette année et que la baisse serait due à la sous-performance de sa division en ligne. Quant à Amaya, elle aussi a besoin d’un coup de pouce significatif car l’enquête sur les délits d’initiés a fortement affecté le cours de la société.

À la suite de l’annonce de Reuters, les actions d’Amaya ont bondi de 9 % pour atteindre 23,41 $CAN, leur plus haut niveau depuis les onze derniers mois.

William Hill a été au centre des discussions de fusion pas une ou deux fois au cours des deux dernières années.

Dans un premier temps, la société avait confirmé son intérêt pour l’opérateur en ligne 888 Holdings l’an dernier. Toutefois, ce dernier n’étant pas satisfait du prix proposé il avait rejeté l’offre publique d’achat.

Cet été, William Hill a été approché par The Rank Group et 888 Holdings avec une proposition d’acquisition par les deux groupes de jeu. Une première offre a été rejetée presque immédiatement. Le principal opérateur de jeux d’argent, qui gère aujourd’hui le plus grand réseau de magasins de paris du Royaume-Uni, n’a pas non plus accepté la deuxième offre plus importante que ses deux rivaux ont faite peu après.